Après lecture de l’amendement au PLF 2026 qui vise à créer un statut de bailleur privé, la Fédération nationale de l’immobilier (FNAIM) exprime sa déception et estime que ce dispositif est insuffisant pour la relance du marché du logement. Voici ce qu’il faut retenir.
Selon la FNAIM, le statut de bailleur privé ne s’intéresse pas aux réels leviers du marché du logement et ne permettra ni la relance de l’investissement locatif, ni l’éradication de la crise du logement. Il apparaît juste comme un symbole politique et non comme une solution concrète, attendue par les professionnels, pour répondre à l’urgence. Pour la fédération, le temps des mesurettes est révolu et il faut à la France une véritable politique du logement qui répondra aux réalités des territoires et aux besoins des Français.
Selon la fédération, se concentrer uniquement sur les logements neufs et exclure du dispositif le logement ancien est un contresens total. En effet, les anciennes constructions représentent le réservoir clé de logements mobilisables sans délai. Le gouvernement et les parlementaires sont interpellés par la fédération et appelés à une véritable prise de conscience afin d’élaborer une stratégie cohérente et durable pour relancer le secteur et redonner confiance aux propriétaires.
Même si elle dénonce le manque d’ambition du statut de bailleur privé, la fédération remercie le député François Jolivet pour son amendement visant à promouvoir le dispositif « Investir aujourd’hui, défiscalisez demain ». Ce mécanisme, proposé de longue date par la FNAIM, sera complémentaire au statut de bailleur privé. D’intérêt général et responsable, il sera sans coût budgétaire pour l’État pendant une décennie et va viser la récompense des investisseurs privés s’engageant durablement dans le secteur du logement locatif. Une manière, selon la FNAIM, de favoriser la remise sur le marché des biens existants.