Vous chauffez encore votre logement avec une chaudière au fioul ou au gaz et vous envisagez de la remplacer par un système plus économe en énergie. Bonne nouvelle : un arrêté du 4 septembre 2026, publié au Journal officiel le 6 septembre et applicable depuis le 7 septembre 2026, facilite ce type de remplacement dans le cadre des certificats d’économies d’énergie (CEE).
Concrètement, si vous lancez maintenant des travaux de remplacement d’un équipement de chauffage fonctionnant avec un combustible, vous pouvez, dans de nombreux cas, bénéficier plus facilement d’aides liées aux CEE. Voyons ce que cela change pour vous, à travers un cas concret.
Imaginez la situation suivante : vous êtes propriétaire d’une maison individuelle, chauffée par une vieille chaudière au fioul. Les factures augmentent, le confort n’est pas toujours au rendez-vous, et vous savez que ce type d’équipement est de moins en moins adapté aux exigences actuelles de performance énergétique.
Vous vous renseignez pour installer un système plus performant (par exemple une solution plus économe en énergie), et votre artisan vous parle des CEE, ces primes versées par les fournisseurs d’énergie pour encourager les travaux de rénovation énergétique. Ces CEE reposent sur des "fiches d’opérations standardisées" qui décrivent précisément les travaux ouvrant droit à ces aides.
Problème : jusqu’ici, dès qu’un équipement avait déjà été "valorisé" une première fois dans le cadre des CEE (autrement dit, qu’il avait déjà servi de base pour obtenir des certificats lors d’une précédente opération), son remplacement pouvait être plus compliqué à faire entrer dans le dispositif.
L’arrêté du 4 septembre 2026, identifié par le numéro NOR ECOR2620285A, modifie l’article 2 quater de l’arrêté du 22 décembre 2014 qui encadre le fonctionnement des certificats d’économies d’énergie. Il précise les conditions dans lesquelles des équipements de chauffage fonctionnant avec un combustible peuvent être remplacés tout en bénéficiant, à nouveau, des CEE.
Deux points clés sont à retenir pour vous :
Le texte indique notamment que certaines dispositions ne s’appliquent pas au remplacement d’équipements fonctionnant avec un combustible engagés avant le 1er janvier 2021, pour une liste précise de fiches d’opérations standardisées : BAR-TH-06, BAR-TH-07, BAR-TH-07-SE, BAR-TH-08, BAR-TH-09, BAR-TH-09-SE, BAR-TH-51, BAT-TH-01, BAR-TH-106, BAR-TH-107, BAR-TH-107-SE, BAT-TH-02, BAT-TH-01-GT, BAT-TH-02-GT, BAT-TH-49 et BAT-TH-102.
Dit autrement : si votre ancien équipement de chauffage a fait l’objet d’une opération CEE engagée avant le 1er janvier 2021 sur l’une de ces fiches, son remplacement aujourd’hui est plus facilement éligible aux CEE.
La mesure touche principalement :
Si vous êtes locataire, vous n’êtes pas directement à l’initiative des travaux, mais cette évolution peut inciter votre propriétaire à moderniser le chauffage, avec à la clé un meilleur confort et, potentiellement, des factures de chauffage allégées.
L’arrêté vise des équipements de chauffage fonctionnant avec un combustible dans :
Il ne détaille pas, dans son résumé, chaque type d’appareil (chaudière, générateur spécifique, etc.), mais la liste des références de fiches (BAR-TH-06, BAR-TH-07, etc.) montre qu’un large éventail d’opérations de chauffage est concerné.
L’arrêté du 4 septembre 2026 a été publié au Journal officiel le 6 septembre 2026 et il s’applique aux opérations engagées à compter du 7 septembre 2026.
En pratique, si vous signez un devis ou engagez officiellement vos travaux de remplacement d’équipement de chauffage à partir du 7 septembre 2026, vous entrez dans le champ de ce nouveau cadre, sous réserve que votre situation corresponde aux fiches et conditions citées.
L’arrêté précise une exception importante : il ne s’applique pas au remplacement d’équipements fonctionnant avec un combustible engagés avant le 1er janvier 2021. Autrement dit, la souplesse introduite par le texte vise justement les équipements dont la première opération CEE a été engagée avant cette date, sur les fiches listées.
Si votre équipement a été valorisé dans le cadre des CEE après le 1er janvier 2021, les règles antérieures continuent de s’appliquer, et il faudra vérifier avec un professionnel quelles aides sont possibles.
Reprenons votre cas de propriétaire avec une vieille chaudière au fioul :
Dans ce scénario, l’arrêté du 4 septembre 2026 facilite la prise en compte de ce remplacement dans le dispositif des CEE. Résultat possible pour vous :
À l’échelle d’un immeuble ou d’une copropriété, le même mécanisme peut encourager le remplacement d’une chaudière collective au fioul ou au gaz, avec un impact positif sur le confort thermique des occupants et sur la valeur des logements, notamment en vue d’une vente ou d’une mise en location.
L’arrêté du 4 septembre 2026 (NOR ECOR2620285A), applicable aux opérations engagées à compter du 7 septembre 2026, apporte une clarification importante : le remplacement de nombreux équipements de chauffage fonctionnant avec un combustible, déjà valorisés une première fois dans le cadre des CEE avant le 1er janvier 2021, est désormais plus facilement pris en compte dans le dispositif.
Si vous avez un projet de rénovation de chauffage, c’est le bon moment pour :
Un diagnostic énergétique et un accompagnement personnalisé vous permettront de choisir les travaux les plus pertinents pour votre logement et de profiter pleinement de ce nouveau cadre réglementaire.